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Les citations, textes courts et
photographies de cet ouvrage demeurent la propriété exclusive
des auteurs concernés.
LE MÉRITE – Un principe ancien, un
enjeu contemporain
Le mérite traverse l’histoire comme un
vieux sage infatigable : depuis l’Antiquité grecque, où les
philosophes débattaient déjà de qui méritait quoi, jusqu’aux
organisations modernes où l’on débat plutôt de qui a fini la
dernière boîte de beignes.
Depuis toujours, il sert à reconnaître
la vraie valeur du travail, à distinguer l’effort sincère de
la simple façade, et à repérer les contributions solides au
milieu des actions superficielles qui brillent cinq minutes…
puis disparaissent comme un feu de Bengale qui attire
l’attention, mais que ça ne dure pas longtemps ! Pourtant,
aujourd’hui, le mérite est parfois mal compris : certains le
gonflent comme un ballon d'air chaud, d’autres le percent
aussitôt.
Pour certains, le mérite serait une
forme de favoritisme, un peu comme un club privé où l’on entre
avec un mot de passe secret. Pour d’autres, il devient
l’explication universelle de toute réussite, même quand
celle-ci repose davantage sur la chance, les privilèges ou un
carnet d’adresses bien rempli que sur un effort réel. Entre
ces deux extrêmes, il existe heureusement une voie plus
raisonnable : celle d’un mérite juste, transparent et
respectueux, qui rassemble plutôt qu’il divise. Bref, un
mérite qui ne fait pas de favoritisme… même pas pour lui-même.
Dans une organisation, le mérite n’est
pas un gadget moral qu’on sort pour décorer les discours.
C’est un outil essentiel pour bien gérer le travail. Lorsqu’il
est reconnu de manière cohérente, chacun comprend que ses
efforts ne tombent pas dans un trou noir administratif. Les
progrès sont remarqués, l’engagement compte, et la motivation
grimpe, pas seulement grâce aux récompenses, mais parce que
les règles semblent enfin… justes. Un petit miracle en milieu
professionnel.
À l’inverse, quand on ignore le
mérite, les décisions deviennent arbitraires. On voit alors
des promotions par copinage, des choix influencés par la
politique interne, ou des récompenses données à ceux qui
parlent fort plutôt qu’à ceux qui travaillent bien. Une
culture du mérite bien organisée évite ces dérives. Elle
repose sur des règles claires, des critères précis et des
décisions qui s’expliquent sans avoir besoin d’un roman de 300
pages.
Reconnaître le mérite, ce n’est pas
seulement applaudir les meilleurs. C’est aussi encourager ceux
qui veulent progresser. Le mérite devient alors un outil
éducatif : il montre ce qui est attendu, ce qui est apprécié
et ce qui doit être amélioré. En somme, c’est un GPS pour
l’apprentissage… mais sans recalculer toutes les cinq
secondes. Il encourage l’initiative, l’autonomie et l’envie de
s’améliorer, ce qui, avouons-le, est toujours plus utile
qu’une réunion de trois heures pour dire la même chose.
Une société qui valorise le mérite
envoie un message clair : chacun peut contribuer, chacun peut
progresser, et chacun peut être reconnu pour ses efforts, même
ceux qui ne sont pas encore capables de plier un «
drap-contour » du premier coup. Cela ne veut pas dire que tout
le monde commence avec les mêmes avantages (certains partent
avec des chaussures de course, d’autres avec des sandales),
mais que l’effort, la persévérance et les compétences peuvent
réellement influencer le parcours de chacun. Cette vision
renforce la confiance envers les institutions, les règles
communes et l’idée qu’il existe encore une forme de justice
sociale… quelque part.
Le mérite joue aussi un rôle essentiel
dans l’organisation d’une société, car il parvient à réunir
deux valeurs qui, d’habitude, se regardent comme deux chats
méfiants prêts à griffer : la liberté et la solidarité.
D’un côté, la liberté encourage chacun
à prendre des initiatives, à développer ses talents et à
avancer par ses propres moyens, un peu comme un explorateur
qui trace sa route avec enthousiasme. De l’autre, la
solidarité veille à ce que personne ne reste coincé au bord du
chemin sans GPS, sans carte et sans coup de pouce pour
repartir.
En combinant ces deux valeurs, le
mérite crée un équilibre essentiel. Il reconnaît l’importance
de l’effort individuel tout en rappelant que la société doit
offrir des conditions de départ équitables.
La liberté pousse les individus à
avancer, tandis que la solidarité leur donne un petit coup de
pouce quand la pente devient trop raide. Ensemble, elles
forment un cadre où l’effort personnel est encouragé, sans
jamais oublier l’entraide et la justice sociale, un duo aussi
complémentaire que le café et la motivation du lundi matin.
Sans une véritable prise en compte du
mérite, une société peut glisser vers l’assistanat ou une
indulgence excessive, où tout le monde reçoit un trophée juste
pour avoir participé. À l’inverse, une société obsédée par le
mérite peut devenir un concours permanent où même les pauses
sont chronométrées. Le défi consiste donc à trouver un
équilibre où la solidarité soutient l’effort, et où l’effort
renforce la solidarité, un peu comme un tandem bien réglé.
Lorsque le mérite disparaît, la
médiocrité s’installe : les institutions perdent leur
crédibilité, les citoyens perdent confiance et les
organisations deviennent moins efficaces. Le mérite rappelle
finalement que la qualité, l’intégrité et la compétence ne
sont pas des options, mais des conditions essentielles pour
qu’une société puisse durer… et éviter de tourner en rond
comme une toupie fatiguée.
Le mérite n’est pas seulement un mot
ou un slogan accroché sur un mur. Pour être crédible, il doit
s’appuyer sur des critères clairs, cohérents et
compréhensibles. Un système de mérite opaque ou manipulable
devient injuste et perd toute valeur, un peu comme une règle
du jeu inventée au fur et à mesure par celui qui gagne.
Le mérite ne se limite pas aux
résultats chiffrés. Il prend en compte la qualité du travail,
la régularité des efforts, la capacité à collaborer, le
respect de l’éthique, la volonté d’apprendre et l’impact
positif sur les autres. Bref, il regarde l’ensemble du
tableau, pas seulement la note finale.
Enfin, la reconnaissance du mérite
doit être donnée au bon moment, de la bonne manière et pour
les bonnes raisons. Une reconnaissance mal placée, c’est comme
applaudir au mauvais moment dans un concert : ça casse
l’ambiance et ça n’encourage personne à continuer.
Instaurer une culture du mérite ne
consiste pas simplement à ajouter une règle de plus dans un
manuel déjà aussi épais qu’un bottin téléphonique. C’est un
véritable changement culturel, du genre qui peut transformer
la manière dont une organisation ou une société fonctionne, un
peu comme quand on découvre que le café de la machine peut
être réglé plus fort.
Pour réussir cette transformation, les
responsables doivent faire preuve de courage, car il faut
parfois remettre en question des habitudes anciennes, celles
qui s’accrochent comme un vieux post-it oublié sur un écran
d’ordinateur. Il est également essentiel que les institutions
soient cohérentes entre elles : rien n’est plus frustrant
qu’un principe du mérite appliqué à géométrie variable, un peu
comme un règlement qui change selon l’humeur du jour.
Une vision commune est donc
indispensable pour que tout le monde comprenne où l’on veut
aller. Et surtout, instaurer une culture du mérite demande la
volonté d’élever les exigences, encourager des comportements
rigoureux plutôt que de baisser la barre jusqu’à ce qu’elle
touche le sol.
Le mérite n’a pas pour but de créer
des rapports de force ou de permettre à certains de jouer les
chefs de meute. Au contraire, il sert d’outil pour aider
chacun à se développer. Lorsqu’il est bien appliqué, il permet
aux individus de devenir responsables de leur propre parcours,
de comprendre ce qu’ils doivent améliorer et de reconnaître
leurs progrès, un peu comme un miroir honnête, mais sans les
commentaires désobligeants.
Il encourage aussi la participation à
la réussite collective, car chacun sait que ses efforts
peuvent réellement faire une différence. Et puis, le mérite
apporte une forme de dignité et de sens, autant dans le
travail que dans la vie sociale, puisqu’il valorise l’effort,
la persévérance et la contribution personnelle, trois qualités
qui, contrairement aux stylos dans un bureau, ne disparaissent
pas mystérieusement.
Ainsi, une culture du mérite bien
établie ne cherche pas à exclure les individus, mais à les
aider à s’élever. Elle vise à créer un environnement où chacun
peut progresser, être reconnu et trouver une place qui
correspond à ses efforts et à ses compétences. En somme, un
lieu où l’on avance grâce à ce que l’on fait… et pas seulement
grâce à celui que l’on connaît.
En conclusion, le mérite n’est ni une
idée floue ni une opinion qu’on sort au hasard comme un
biscuit chinois (fortune cookie). C’est un véritable
principe d’organisation, un GPS moral qui évite aux
comportements de finir dans le fossé. Il sert aussi de moteur
au progrès, un moteur fiable, pas celui qui clignote dès qu’on
tourne la clé, autant pour les individus que pour la
collectivité. Lorsqu’il est compris et appliqué avec justesse,
le mérite renforce la justice, améliore la performance et
installe un climat de confiance durable. Et non, il ne se
contente pas de distribuer des médailles : il valorise aussi
l’effort, la persévérance, la responsabilité et la
contribution réelle de chacun, même quand personne ne regarde.
Dans le monde du travail,
le mérite permet de reconnaître objectivement celles et ceux
qui s’investissent, développent leurs compétences et
contribuent réellement au succès de l’organisation. Il
encourage l’engagement, car chacun sait que ses efforts
peuvent être remarqués, et pas seulement par la machine à
café. Une gestion fondée sur le mérite crée un environnement
plus motivant, plus équitable et plus efficace. Elle réduit
les risques de favoritisme (le fameux « cousin du patron ») et
renforce la crédibilité des décisions prises par les
responsables.
Dans la société, le mérite joue
également un rôle essentiel. Il rappelle que la progression
sociale ne dépend pas uniquement des conditions de départ,
mais aussi de l’effort fourni et des choix personnels. Il
renforce la confiance envers les institutions et les règles
communes, car il donne le sentiment que chacun peut être
reconnu pour ce qu’il apporte vraiment, pas seulement pour sa
capacité à parler fort en réunion. Le mérite contribue ainsi à
élever le niveau collectif en encourageant la qualité,
l’intégrité et la responsabilité.
Pour une gestion plus efficace, que ce
soit dans les organisations ou dans la société en général, le
mérite demeure donc un fondement solide et nécessaire. Ce
n’est pas un concept théorique rangé dans un tiroir
poussiéreux, mais un outil concret pour bâtir un environnement
plus juste, plus performant et plus harmonieux. En valorisant
l’effort et la compétence, le mérite permet à chacun
d’avancer, et évite que la société tourne en rond comme une
chaise de bureau mal réglée.
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